C’est avec une grande tristesse que j’apprends le décès tragique du gouverneur de la Carinthie et tribun de la vie publique autrichienne, Jörg Haider. Je suis d’autant plus bouleversé par sa mort, qu’il était un de mes modèles politiques favoris.
Jörg Haider incarnait à travers son charisme et son éloquence, cette force humaine qui ne laisse personne indifférent.
Sportif accompli, vif d’esprit et homme dynamique, il développera le concept d’un patriotisme jeune, moderne et ouvert sur son temps.
Il a été le fer de lance de l’espoir et de la victoire des peuples et des nations en Europe face à la menace grandissante d’un pouvoir central bureaucratique qu’est l’Union Européenne.
Son action politique sur le plan national, consistera à rendre le pouvoir et la parole aux citoyens autrichiens, à rétablir les libertés fondamentales menacées par l’extrémisme politique et religieux et à réaffirmer l’Autriche comme une grande puissance européenne. Sur le plan local, il a joué un rôle capital en Carinthie en renforçant l’économie et le tourisme. Il a abaissé le taux du chômage et renforcé les lois sociales. Il a combattu avec énergie l’insécurité et le communautarisme. Jörg Haider a axé également sa politique autour de la défense de la vie et de la famille.
Souhaitant amorcer un nouveau souffle pour le patriotisme autrichien, ses initiatives seront systématiquement bloquées par la frange identitaire et extrémiste de droite du FPÖ.
En avril 2005, Jörg Haider prendra l’importante décision de fonder un mouvement authentiquement patriote et futuriste qu’il baptisera « Alliance pour l’Avenir de l’Autriche ».
L’Alliance pour l’Avenir de l’Autriche traversera des turbulences électorales durant 2 ans. Mais en septembre 2008, Jörg Haider fait son retour sur la scène politique et propulse les patriotes vers une nouvelle et importante victoire. Avec près de 12% des voix, l’Alliance pour l’Avenir de l’Autriche défraie une nouvelle fois la chronique. Le BZÖ s’engage sur de nouvelles perspectives et s’apprête à amorcer une stratégie pour appliquer la politique de la victoire, avec son président, Jörg Haider.
Hélas, cet espoir sera de très courte durée, car le terrible destin en décidera autrement.
Quoi qu’il en soit, les patriotes autrichiens doivent désormais travailler et se rassembler autour de l’œuvre politique et de l’esprit national que Jörg Haider a légué en héritage de son vivant. Comme le dit si joliment le poète russe, Mikhaïl Lermontov, « La patrie est là où l’on nous aime ».
Mes pensées vont bien naturellement à sa famille, sa femme et ses deux enfants, mais aussi à tous ses amis et partisans.
L’Histoire retiendra de cet homme, un bâtisseur de nation et un esprit visionnaire qui souhaitait propulser l’Autriche vers les voix de la renaissance nationale.
Adieu l’ami !
Grégory Gennaro
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