Nous voici maintenant à quelques heures du premier tour du scrutin des élections municipales.
Beaucoup de mes amis et un certain nombre de sympathisants de notre mouvement m’ont fait part de leur étonnement quant à l’absence de consignes de vote. Nous ne donnerons aucune consigne mais seulement notre position et notre manière de voir ces élections locales. Je ferais un tour d’horizon et détaillerais en trois points notre positionnement.
Premièrement, vous le savez, les élections municipales sont principalement des enjeux locaux. Toutefois, dans un certain nombre de cas, elles seront aussi politiques et elles afficheront une sanction à distance et un signe de mécontentement vis-à-vis de la politique nationale orchestrée par le gouvernement Fillon-Sarkozy.
Cependant, l’élection municipale incarne à juste titre la vie de la cité et un maire doit être jugé sur son bilan et le respect qu’il porte à ses concitoyens. S’il a été efficace et compétant, il doit être réélu pour la qualité de son travail et de son bilan. Le contraire doit pousser les citoyens à prendre les mesures démocratiques qui s’imposent en élisant des personnalités compétantes.
La deuxième raison est certainement l’une des plus importantes. De proches amis, ainsi que quelques sympathisants du MSP ont fait le choix de s’investir avec conviction et sérieux dans ces élections. Ils ont intégré des listes sans étiquettes. Ces petites listes indépendantes des pressions des partis politiques sont dignes du bon sens car elles animent des engagements citoyens et elles garantissent la représentativité de la démocratie directe en France.
De plus, elles peuvent être interprétées comme le reflet d’une nouvelle génération d’hommes et de femmes qui souhaitent s’investir en politique pour défendre un projet de société novateur. Elles sont aussi un souffle nouveau qui tend à inspirer une nouvelle voie citoyenne.
Ces listes, somme toute marginales, ont le mérite de remettre de l’authenticité dans le débat local, de devenir une opposition sérieuse et de limiter le chant des sirènes des discours politiques habituels. Par leur composition et leur intérêt, un grand nombre de ces listes indépendantes peuvent devenir demain, en se fédérant autour des grandes valeurs françaises, l’ossature d’un grand courant politique populaire et patriote car l’amour que nous portons à la patrie nous donne la conscience de faire partie d’une histoire.
Un tel investissement personnel est donc à soutenir et à développer pour les temps prochains car la seule union possible et envisageable est celle du peuple autour de la patrie et des intérêts collectifs.
La troisième et la plus importante de toute les raisons réside sur le principe de la responsabilisation et le discernement des citoyens français à exprimer leur avis. Il s’agit là du bon sens populaire. C’est aux Français d’accorder leur confiance à leur maire afin qu’il puisse améliorer et dynamiser, au mieux des circonstances, leur cadre de vie et leur condition sociale.
De plus, ce scrutin proportionnel représente un moment fort pour la démocratie française.
Je considère, d’ailleurs, que la politique et la démocratie sont les deux piliers qui émancipent les courants d’idées, donc provoquent le débat. Notre vision réside essentiellement sur des choix de vie, des principes forts et un projet de société qui émanent des inspirations les plus profondes du peuple et du rôle que la France devra promouvoir et soutenir à travers l’Europe et le Monde.
Frédéric Mistral s’efforçait à dire que « Les arbres aux racines profondes sont ceux qui montent haut ». Il en va de même pour un peuple et une nation. Les racines de la France sont indiscutablement ses campagnes, ses terroirs, ses villes et ses villages.
Chaque ville, chaque village à son originalité, son histoire, ses traditions et ses coutumes. La beauté, la spiritualité et l’harmonie de cet ensemble français vibre en chacun de nous. C’est l’âme de la France qui nous transcende. Le principe de la politique est l’essence même de la volonté d’enflammer l’âme et le cœur de la nation à travers ses patries charnelles.
« Gouverner c’est prévoir » et j’insisterais sur le fait qu’on entre dans la politique, comme on entrait autrefois dans les ordres, c’est-à-dire poussé par une puissante vocation.
Ainsi, notre vocation patriotique du 21ème siècle aura l’ambition d’impulser de nouveaux choix de société et d’animer les grands principes de vie de notre civilisation. L’Histoire de France nous donne rendez-vous avec notre destin.
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