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Les chroniques

UNE CONSTITUTION QUI CACHE BIEN MAL SON NOM

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CHRONIQUE POLITIQUE DE GREGORY GENNARO »

Nous apprenons par Jean Quatremer, journaliste de Libération et chargé de l’actualité européenne, qu’il a interrogé Nicolas Sarkozy sur la question d’une possible ratification par référendum du traité de Lisbonne.

Selon les propos de M. Quatremer édités sur son blog datés du 14 décembre 2007, Nicolas Sarkozy lui aurait répondu : « faire un référendum sur le traité simplifié dont la quasi-totalité des mesures ont fait l’objet d’un consensus, y compris de la part de ceux qui demandent un référendum aujourd’hui, non, je ne le ferai pas ». Il aurait ensuite ajouté que « Si on veut casser l’Union européenne, il faut le faire ».

Afin de justifier sa position politique, ses affirmations et son optimisme bruxellois, le chef de l’Etat aurait affirmé que « Je ne serai pas celui qui isolera la France de l’Europe et je ne serai pas celui qui portera un message de division en Europe. On a besoin de l’Europe (…) et ce n’est pas maintenant qu’on a remis l’Europe sur les rails qu’il faut aller s’amuser à les recasser ».

On se souvient que Nicolas Sarkozy avait semble t’il pris en compte la décision des Français et estimait que la Constitution européenne était définitivement défunte. A la suite de quoi, il avait émis l’idée d’un mini-traité européen afin d’harmoniser le bon fonctionnement administratif entre les Etats de l’Union Européenne.

Jusqu’à ce moment-là, Nicolas Sarkozy respectait le choix des Français et refusait une nouvelle Constitution. Il préférait adopter l’idée d’un traité simplifié. Reconnaissons-le, M.Sarkozy tenait une de ses promesses électorales et semblait tout entreprendre pour apaiser les conflits politiques entres les partenaires européens.

Cela aurait été tout à son honneur ainsi que pour le plus grand respect de le France, si au fil des semaines, conférences après conférences et à la suite de nombreux sommets entres les chefs d’Etat de l’Union Européenne, le mini-traité n’était pas pas devenu un traité simplifié et ensuite transformé en un traité constitutionnel. Il s’agit du Traité de Lisbonne. Ce document signé dans la capitale du Portugal n’est rien d’autre qu’une nouvelle Constitution européenne maquillée.

Nous assistons avec effrois à un véritable coup de force politique de la part des eurocrates.

Ce mini-traité n’est finalement rien d’autre qu’une maxi-trahison politique contre la souveraineté nationale et la confiance populaire française.

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